Pas si facile de ne rien faire. Ce "défaut" n'est pas accessible à tous, certains n'ont aucune aptitude au lâché prise volontaire et total. En ce sens, nous ne sommes pas loin de considérer qu'il s'agit d'un Art à part entière, voire d'un code de mauvaise conduite avec ses règles et ses devoirs à suivre sans modération.
Notre société le réprouve pourtant et n'a pas envers la paresse la même sympathie ou mansuétude qu'envers la gourmandise.(Car ne rien faire, c'est aussi ne pas produire et ne pas CONSOMMER…) Or, nous nous devons d'être des abeilles laborieuses, le dimanche ne doit plus être chômé, notre temps consommé et lucratif.
STOP !
Retrouvons l'art du transat, du hamac, du rocking-chair pour les plus sportifs, acceptons de regarder les autres s'époumoner s'ils le désirent sans éprouver le moindre sentiment de honte ou de culpabilité et regardons pousser le poil que nous avons dans la main, peinards. Mieux, entretenons-le comme un dernier bastion "révolutionnaire", symbole de liberté…
Ceci étant, j'espère
que tous les artistes ne nous prendrons pas au mot ou alors qu'ils
auront consacré le mois de février à mettre les bouchées doubles pour
proposer à nos regards frais et disponibles (on est bien reposés…)leurs
visions de ce beau péché capital (capital à prendre ici dans le sens de
fondamental !)…
Quand à moi, je vais en profiter pour me reposer un peu (j'hésite entre le canapé ou le hamac comme support de méditation).